26/01/2010
Pollution en Île-de-France : le vrai bilan des Verts
Pour masquer l’extrême faiblesse du bilan commun des Socialistes et des Verts à la tête de la région capitale, Cécile Duflot tente à présent de rejeter la responsabilité de la pollution en Île-de-France sur l’Etat. La ficelle est un peu grosse. Car les Franciliens ne l’ont pas oublié : le vice-président du Conseil régional en charge des questions environnementales est issu des rangs des Verts. Pour quels résultats ?

Les faits parlent d’eux-mêmes. Tout autant que les Socialistes, les Verts sont responsables du retard coupable de la région capitale en matière de lutte contre la pollution : il n’y a toujours pas de plan climat d’économies d’énergie, de réduction d’émissions de CO2 et de développement des énergies propres en Île-de-France. Quant au plan régional pour la qualité de l’air, il a fini par être adopté en toute urgence… en novembre 2009. A quatre mois de la fin du mandat, il était temps alors que c’était obligatoire depuis 2005. Il faut dire qu’en la matière, le désengagement de la région ne fait aucun doute : depuis 2004, le budget de la politique de l’air a chuté de 91%. Pourtant, année après année, les écologistes ont voté les budgets élaborés avec Jean-Paul Huchon.

On comprend dès lors que Cécile Duflot et les Verts assument difficilement le bilan de leurs 12 années de cogestion avec les Socialistes.

Mais rien n’est plus vain que de rejeter la responsabilité de leur échec sur le seul Gouvernement à avoir eu le courage, avec le Grenelle de l’Environnement, de mettre une écologie positive et responsable au cœur de son action.

Loin du double discours de Cécile Duflot, c’est cette écologie des actes que Valérie Pécresse et son équipe proposent aux Franciliens de choisir pour la région capitale, en avançant des mesures concrètes et efficaces pour lutter contre la pollution :

- faire de l’Île-de-France la première région de l’énergie solaire, en équipant les toits des bâtiments régionaux de bâtiments solaires et en formant les professionnels aux technologies propres ;
- réduire les émissions de CO2 en installant 5 000 bornes de recharges électriques pour développer les véhicules propres ou en triplant le transport fluvial (500 000 tonnes) pour diminuer le nombre de poids lourds ;
- réconcilier route et développement durable en créant une voie de plus sur les grands axes de la région pour rendre le trafic plus fluide, et donc moins polluant, tout en réservant cette voie supplémentaire aux bus, aux taxis, aux véhicules propres et au covoiturage, pour donner un vrai coup d’accélérateur aux transports verts.

Rama Yade et Frédéric Valletoux