05/12/2009
Pécresse veut des gares vivantes et des routes repensées
AFP
5 décembre 2009
Valérie Pécresse (UMP) qui ambitionne de conquérir l'Ile-de-France en mars, fait des transports une "priorité absolue", déclarant vouloir des gares vivantes, avec crèches, administrations, commerces, et des axes routiers repensés. Dans un discours samedi à Paris, la ministre tête de liste a tracé un ambitieux projet pour ce secteur dans lequel elle décerne au président PS Jean-Paul Huchon un "triple zéro". "C'est zéro sur toutes les lignes", a-t-elle ironisé.
"Les routes, en IdF, c'est 200 km de bouchon aux heures de pointe. Qu'a fait la région pendant 12 ans? Elle a divisé par deux les investissements routiers", s'est insurgée Mme Pécresse. "C'est quoi, le bilan carbone de 200 km de bouchons ?".
Affirmant vouloir "briser des tabous" en combinant transports collectifs et trafic automobile, Mme Pécresse veut crééer sur les grands axes une voie supplémentaire pour le bus et le covoiturage. Elle a repéré "81 tronçons suffisamment larges pour ça". "Le résultat est garanti: un trafic plus fluide sur les trois voies habituelles et une vraie raison pour les Franciliens d’oser covoiturage ou bus".
"Je vais vous faire des gares comme vous n'avez jamais osé en rêver", a promis la ministre: "commerces ouverts tard le soir", guichets pour des formalités administratives, crèches "zéro trajet" pour ceux "qui doivent se lever le plus tôt pour aller travailler et qui ont le plus de mal à trouver une crèche ouverte pour garder leur enfant".
Pour des mesures immédiates, Mme Pécresse propose de réduire à deux les "zones" de carte orange ("aujourd'hui, avec six zones et 152 tarifs, on n'y comprend plus rien") et de souscrire des abonnements mensuels n'importe quand pour éviter les files d'attente à chaque début de mois.
Elle s'est engagée aussi sur la sécurité en "rétablissant les budgets amputés par la gauche", parce que "c'est ça aussi, la révolution des transports: ne plus avoir peur de prendre le train le soir".
Mme Pécresse a encore vanté le futur "grand huit" du secrétaire d'Etat Christian Blanc: "le Grand Paris, ce sera une toile d’araignée", "les nouvelles lignes de transport vont se relier et se connecter entre elles. Et ça, ça changera tout".