Valérie Pécresse, pourquoi êtes-vous candidate aux élections régionales ?
Je suis candidate aux élections régionales parce que je veux conduire la reconquête de cette région. On ne peut pas continuer avec une région immobile et inefficace alors que Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont une démarche volontariste et mènent des réformes qui modernisent le pays : nous avons besoin au contraire d’amplifier cette action ! Le match sera difficile et, si j'ai pris la décision de me lancer, c'est parce tout indique que nous avons une chance de gagner si je conduis la liste.
Quels sont vos atouts ?
Tout d’abord, j’apporte à cette campagne mon expérience de terrain, de députée de la grande couronne depuis 2002, à Vélizy-Villacoublay. Ma circonscription est à l’image des préoccupations des Franciliens : problèmes de transports, de logement, d’environnement, de développement économique… Par ailleurs, je porte en tant que ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche une réforme clé pour le pays et la région, celle des universités. Leur modernisation est fondamentale pour l’Ile-de-France, qui accueille 30% des étudiants français et 40% de la recherche publique et privée ; c’est la région de la jeunesse et de l’innovation. Enfin, j’ai l’expérience de la précédente campagne régionale de 2004, où je conduisais, aux côtés de Jean-François Copé, la liste dans les Yvelines, avant d’être élue conseillère régionale. Conduire et accompagner le changement, ça ne s’improvise pas. Ces différentes responsabilités me préparent à la fois à la compétition qui s'annonce avec la gauche et aux enjeux qui suivront si nous gagnons.
Quelles sont vos propositions ?
Je veux tout d’abord être la candidate de la vie quotidienne et des préoccupations immédiates des Franciliens. Répondre à la crise, offrir de nouvelles perspectives en matière d’emploi, de formation professionnelle, mais aussi prendre à bras-le-corps la situation dégradée des transports, ou encore celle du logement, devenu inabordable, celle de la sécurité, toujours sensible, voilà mes priorités pour l’Ile-de-France. Je veux faire aussi le pari de l’avenir. Promouvoir un développement équilibré de tous les territoires autour de grands pôles économiques et de Campus universitaires ; un développement humain qui offre une réelle égalité des chances à chacun ; et enfin, un développement écologique, pour une Région où il fait bon vivre.
Comment comptez-vous faire mieux sans moyens supplémentaires ?
On doit stopper le matraquage fiscal socialiste : l’objectif, c’est la stabilité des impôts. On peut faire mieux avec les mêmes moyens. Nous remettrons à plat les politiques régionales pour mettre fin au saupoudrage et au gaspillage des crédits. Et pour les investissements porteurs d’avenir, nous utiliserons des modes de financement innovants avec des partenaires privés. Le budget régional, c'est 4,5 milliards d'euros : un formidable outil contre la crise, pour notre vie de tous les jours, et pour préparer l'avenir de nos enfants. Pas besoin d'augmenter les impôts pour cela ! Une première économie ? Quitter le centre de Paris aux loyers considérables et installer le Conseil régional dans un quartier en devenir.
Ministre et Présidente du Conseil Régional, c’est cumulable ?
Non. Je suis une militante anti-cumul, et si je suis élue, je choisirai d’être Présidente du Conseil régional.